Melancholia, de Lars von Trier. Un film qui commence par la fin du monde.
La dernière fois, avec Sans filtre, on parlait de superficialité. De gens qui passent leur vie à filtrer leur réalité pour Instagram, à jouer la comédie du bonheur parfait. Jusqu'au naufrage. Aujourd'hui, on plonge beaucoup plus profond. On va parler de mélancolie. De ce moment où on arrête de jouer. Où on regarde la vérité en face. Même quand elle fait peur.
Justine et Claire. Deux sœurs. Deux rapports au monde. Deux façons de vivre la catastrophe.
Justine est mélancolique. Claire, elle, s'accroche. Lars von Trier, le réalisateur, a fait ce film après un épisode dépressif. Et il dit quelque chose de troublant : les personnes mélancoliques restent sereines face à la catastrophe, parce qu'elles ont déjà intégré la violence du monde. Elles ne luttent plus. Elles acceptent.
C'est un film sur la dépression.
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